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Petit blog des expressions et mémoires capturées au (sur)vol d’un monde(s)
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Plier (:) déplier
28 juillet, 2008, 14:26
Classé dans : Representations

Plier (:) déplier dans Representations instrumentsdanse 

Certains aiment à lire de droite à gauche, d’autres de bas en haut. Certains déplient, d’autres replient, and so on. A partir d’une ligne ou d’un trait, certains devinent ou déplient le paysage qu’elle englobe. A partir du chaotique déplié, certains reviennent ou plient jusqu’à redécouvrir la ligne nécessaire derrière le hasard de la scène.

Mystère des affinités, élastique, piano ou accordéon, à chacun son instrument de mémoire et son mouvement: « [...] la mémoire apparaît comme un éclair, une constellation: rien dans le rétro (ou des simulacres), tout est devant, revenant sous d’autres figures, d’autres climats qui font ressurgir, au présent, toutes nos intensités, passées et actuelles. »

« Revenir est précisément l’être du devenir, l’un du multiple, la nécessité du hasard. » Gilles Deleuze, Nietzsche.

Alors ici, nous tentons de déplier en boucle une certaine idée. Idée dont la représentation ou modalité initiale nous est donnée par Grégory Bateson dans son écologie de l’esprit. Qu’est-ce qu’un environnement ? Une configuration dynamique, un organe sensoriel décentralisé: un modèle de danse qui capture d’autres modèles de danse.

http://www.dailymotion.com/video/k4Yb9I5i1xO7fiI5rq
Déplier les danses de(dans) la toile, y découper des mouvements de croissance: maillage d’un monde, diffusion d’une musique propre, connection, communauté.

Déplier des paysages enveloppés dans quelques traits…

delacroixcroquismaroc dans Representations

delacroixcroquismaroc2

rr

(Re)plier

dansedeplier

dansedeplier3

dansedeplier2

dansedeplier4

***

http://www.dailymotion.com/video/k4XygAG6AGJKHZIqss
Déplier la ligne, une certaine manière de présenter ses rapports au monde, de prendre possession de son territoire.

http://www.dailymotion.com/video/k1vbl82KnO1FnvCe7v
Travail de l’archive, insertion et ouverture de canaux de communication.

http://www.dailymotion.com/video/k7tfCNqQAP03EgoQcd
Souvenir d’un agencement, déplié.



Mondes animaux: de l’affect à la biographie
10 juillet, 2008, 20:43
Classé dans : Mondes animaux

Tout organisme est une mélodie qui se chante elle-même. Jacob Von Uexküll

Mondes animaux: de l'affect à la biographie dans Mondes animaux image005

  » Chaque espèce vit dans un environnement unique, qui est ce qui lui apparaît  déterminé par son organisation propre.  » Jacob Von Uexküll

Tout animal a un monde, système d’information géographique territorial ou non. Pour le sujet animal, l’espace et le temps ne sont pas d’une utilité immédiate. Ils ne prennent d’importance qu’au moment de découper et cartographier l’environnement afin d’identifier et différencier, dans une nature fourmillante, les nombreux caractères perceptifs (forme, mouvement, forme sans mouvement, mouvement sans forme) « qui se confondraient sans la charpente spatio-temporelle du milieu. ».

«  Chaque cellule vivante est un mécanicien qui perçoit et agit «  Jacob Von Uexküll

« Pour toutes les actions que nous accomplissons à l’aide d’objets de notre milieu, nous avons élaboré une image active que nous mêlons si intimement à l’image perceptive livrées par nos organes sensoriels, que ces objets en reçoivent un nouveau caractère qui nous renseigne sur leur signification. Nous nommerons ce caractère connotation d’activité [...] il faut nous souvenir sans cesse que ce sont les actions des animaux projetées dans leur milieu qui confèrent leur signification aux images perceptives grâce à la connotation d’activité [...] nous reconnaissons dans tous les objets dont nous avons appris à nous servir l’action que nous accomplissons à leur aide, avec la même sureté que leur forme et leur couleur [...] toute nouvelle expérience active entraine de nouvelles attitudes (actions) vis-à-vis de nouvelles impressions (perceptions). De nouvelles connotations d’activité servent alors à créer de nouvelles images actives. » Jacob Von Uexküll

Image de prévisualisation YouTube
De l’éthique à l’éthologie, Spinoza tiré vers Von Uexküll, et inversement, par le passeur Gilles Deleuze: « [...] l’éthique est une éthologie, [...] ce que peut un corps, on ne le sait pas à l’avance et au bout du compte, on a toujours les organes et les fonctions correspondant aux affects dont on est capable. »

Image de prévisualisation YouTube
Fragments des mondes animaux, éléments d’éthologie par Elisabeth de Fontenay.

« Notre premier soin doit donc être de dégager l’examen des milieux de toute forme erronée de finalité. […]  Trop souvent nous nous imaginons que les relations qu’un sujet d’un autre milieu entretient avec les choses de son milieu prennent place dans le même espace et dans le même temps que ceux qui nous relient aux choses de notre monde humain. Cette illusion repose sur la croyance en un monde unique dans lequel s’emboîteraient tous les êtres vivants. » Jacob Von Uexküll

« Le fait d’étudier la phylogenèse, qui est la comparaison entre les espèces, permet de mieux comprendre l’ontogenèse et la place de l’homme. On comprend mieux aussi la fonction et l’importance de la parole dans le monde humain. Il existe une première gestualité universelle, fondée sur le biologique, proche de l’animalité. Dès que le langage apparaît, une deuxième gestualité imprégnée de modèles culturels prend place. Là, la première gestuelle s’enfouit, les sécrétions d’hormones dans le cerveau changent. Donc, on comprend mieux comment le langage se prépare, comment le choix des mots pour raconter un fait révèle l’interprétation qu’on peut en faire, comment la parole peut changer la biologie en changeant les émotions. » Boris Cyrulnik


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