µ
Petit blog des expressions et mémoires capturées au (sur)vol d’un monde(s)
  • Accueil
  • > Quel genre d’image mangez-vous?

Quel genre d’image mangez-vous?
1 juillet, 2008, 0:46
Classé dans :

«  Il ya une écologie des mauvaises idées, tout comme il y a une écologie des mauvaises herbes, le propre du système étant que l’erreur se propage d’elle-même. » Bateson

Quel genre d'image mangez-vous? wind3

«  Les problèmes les plus importants de notre vie, nous ne pouvons les résoudre avec les connaissances [représentations] que nous avions lorsqu’ils se sont manifestés. «  Einstein

***

La production actuelle des images de masse relatives à l’environnement, pédagogie, esthétisme, sensibilisation, etc., celle-ci semble bien décevante. Dans sa diversité au sein de l’écosystème télé.com, comme dans une forme narrative qui le plus souvent maltraite jusqu’à même son propos. Ethnocentrisme, esthético-sentimentalisme confus et anthropomorphisme, etc. Soit un écosystème de pensée largement dominé par des d’espèces invasives fortement productrices de moraline bon marché, pour en retour, autant de banalisation, standardisation et micro-bio-pollutions dans les représentations que nous pouvons en former.

En conséquence, par morceaux et projections pathogènes de toute nature, nous ne comprenons presque rien à notre environnement et à l’écologie qui va avec. Symptôme criant, si nous nous méfions presque fanatiquement de ce qui rentre dans notre bouche (OGM), il n’en va pas du tout de même pour ce qui en sort (insultes diversement avariées à la vie de nos propos). «  Il ya une écologie des mauvaises idées, tout comme il y a une écologie des mauvaises herbes, le propre du système étant que l’erreur se propage d’elle-même. » Bateson

« Le système de la pensée consciente véhicule des informations sur la nature de l’homme et de son environnement. Ces informations sont déformées ou sélectionnées et nous ignorons la façon dont se produisent ces transformations. Comme ce système est couplé avec le système mental coévolutif plus vaste, il peut se produire un fâcheux déséquilibre entre les deux. Ainsi une pure rationalité projective « non assistée » est nécessairement pathogénique et destructrice de la vie, car la vie dépend de circuits de contingences entrelacés, alors que la conscience ne peut mettre en évidence que tels petits arcs de tels circuits que l’engrenage des buts humains peut manœuvrer. » Bateson

L’imagerie environne(mentheàl’eau) actuelle nous propose beaucoup de paradis blanc, dernier refuge des frustrations nostalgique d’un bonheur humain rêvé, de la pomme au CO2, Adam tombe toujours et encore. Où comment des représentations invasives, préexistantes à nos expériences du réel et qui viennent se substituer à elles, comment celles-ci font écran aux images, excitations, que le monde ne cesse pourtant de nous envoyer (à la tronche de nos certitudes). Bombardé comme à l’abri sous cette production d’images administrée sans posologie aucune, nous vivons ainsi dans des représentations étrangères aux idées et affects dont nous sommes capables. C’est à dire comme privés de la capacité de construire notre monde propre. Un préalable qui pourtant semble une condition nécessaire à la passation d’un contrat collectif opérant. Aveugles aux perceptions que notre corps singulier capture du monde, incapable de recoller nos représentations faute de pouvoir distinguer celles dont nous sommes réellement la cause, comment adhérer « joyeusement » à un espace collectif ?

Résultat, pas ou plus d’étonnement, mais beaucoup d’épuisement devant des discours formatés à l’avance et qui ne vont plus chercher dans le réel que ce qu’ils y ont déjà mis à l’avance. Mais pourtant, et s’il y a bien une chose que nous sentons, c’est que : « les problèmes les plus importants de notre vie, nous ne pouvons les résoudre avec les connaissances [représentations] que nous avions lorsqu’ils se sont manifestés. » Einstein.

Que les productions visuelles soient de faibles qualités, à vrai dire pourquoi pas, et le danger n’est pas là. Bien plus le danger vient d’un discours sur la diversité, qui lui même est tout sauf diversifié. Sans diversité, toute altérité se voit petit à petit dissoute du fait de l’uniformisation des pratiques produite par le processus de standardisation des images et des repésentations qui vont avec. Et s’il n’y a plus de lieu ou je ne trouve une trace de moi-même sur cette planète soudainement devenue trop petite, ce moi-même imagé, lui, est de plus en plus loin de mes affects, le monde avec.

Trop plein d’images brutes passives à nous-même, et brutalement inoculées du dehors, comment alors: « saisir au vol une expérience en passe de devenir souvenir, de la heurter avant qu’elle ne passe » ? Comment ne pas être condamnés à réinventer la roue, éternel retour des mêmes masques, mêmes scènes de théatre où s’agitent des éoles, des adams, série de morts…vivants non surmontés.

***

http://www.dailymotion.com/video/kXbHfphq0oo2kClXks
Traces de l’expérience fondamentale de l’étonnement.


Pas de commentaire
Laisser un commentaire



Laisser un commentaire

La légende de Fecinu |
amour |
laroquebrou |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Des avions et des hommes
| la rose
| pasmole